12.09.2017, 00:01  

«J’ai battu Cancellara»

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Thibault Rossier (à droite) a pu côtoyer Fabian Cancellara après l’arrivée du Bernois.

 12.09.2017, 00:01   «J’ai battu Cancellara»

CYCLISME - Thibault Rossier, 16 ans, a repoussé l’ancien professionnel bernois à près de quatre minutes entre Aigle et Villars. Symbolique, certes, mais symptomatique de ses qualités de grimpeur.

A 16 ans, fêtés en mai dernier, Thibault Rossier peut déjà se targuer d’un petit exploit. Anecdotique, peut-être. Symbolique, très certainement. Toujours est-il que le coureur du Cyclophile sédunois a battu Fabian Cancellara, l’un des meilleurs cyclistes de ces dix dernières années, de près de quatre minutes entre Aigle et Villars, dimanche. Deuxième de la Chasing Cancellara, l’une des...

A 16 ans, fêtés en mai dernier, Thibault Rossier peut déjà se targuer d’un petit exploit. Anecdotique, peut-être. Symbolique, très certainement. Toujours est-il que le coureur du Cyclophile sédunois a battu Fabian Cancellara, l’un des meilleurs cyclistes de ces dix dernières années, de près de quatre minutes entre Aigle et Villars, dimanche. Deuxième de la Chasing Cancellara, l’une des trois manches de cette cyclosportive à la gloire du Bernois, le citoyen de Saint-Martin n’a été dominé que par Kevin Boscardin. Pour seize secondes. «Fabian Cancellara est désormais retraité (ndlr: depuis une année); il n’a jamais été un grimpeur, c’était un pur rouleur. Mais je ressens quand même une petite fierté de l’avoir battu à Villars même si la montagne, c’est mon terrain de prédilection.»

«Un merveilleux souvenir»

Thibault Rossier a eu l’occasion de rouler au côté de Fabian Cancellara jusqu’au pied de la bosse alors que le peloton était sous conduite. Il l’a ensuite attendu à l’arrivée… «Il était super sympa, très disponible, poursuit-il. A Villars, nous avons eu l’occasion de faire une photo avec lui. Ça restera un merveilleux souvenir.» D’autant que l’ancien maillot jaune du Tour de France a glissé quelques mots flatteurs à son cadet. «Il m’a félicité pour mon ascension en relevant que lui-même n’avait pas le gabarit du grimpeur, rigole-t-il. Je crois quand même qu’il n’a pas fait exprès de traîner dans la côte.»

Le coureur du Cyclophile sédunois a attaqué dès le début de l’ascension, à 11 km de l’arrivée. Dans un premier temps, André Steck est parvenu à lui prendre la roue avant de lâcher prise. Dès lors, Thibault Rossier a roulé tout seul. «Jusqu’à 800 mètres de la ligne, peste-t-il. Kevin Boscardin est revenu sur moi. Je n’avais plus les jambes pour le suivre. Je ne peux pas être déçu pour autant parce que j’étais le plus jeune. Ça fait évidemment très plaisir de laisser derrière moi d’anciens professionnels (ndlr: Fabian Cancellara, Pascal Richard, Laurent Dufaux, Pierre Bourquenoud) mais je suis un pur grimpeur. C’est mon terrain de jeu préféré. Maintenant, il me faut progresser au plat.»

Thibaut Rossier n’avait pas prévu, initialement, de courir dans le Chablais. Il aurait dû disputer le championnat de Suisse de la montagne. «J’étais trop fatigué au retour du Luxembourg où j’ai disputé une course par étapes avec l’équipe nationale. Du coup, j’ai préféré rester dans la région plutôt que faire huit heures de route.»

Thibault Rossier ne prendra pas part à la troisième manche à Lugano. «Le même jour, il y a le Défi Boscardin, une course officielle, la dernière de la saison avant la journée de détections des talents à Lyss qui permettra aux meilleurs d’intégrer l’équipe nationale juniors en 2018. C’est un objectif.»

Dans un mois, il attaquera la saison de cyclocross lors du traditionnel rendez-vous d’Aigle. Il lui arrive aussi de pratiquer le VTT. D’ailleurs, en juin dernier, il avait remporté le Raid Evolénard dans sa catégorie.


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