07.08.2017Les crucifix à l'hôpital

À propos de l’article du NF du 5.8.2017 sur les crucifix à l’hôpital

J’aimerais répondre avec sérénité au cri du « libre penseur » Narcisse Praz, à propos des crucifix à l’hôpital. En toute liberté de pensée, que la foi chrétienne m’invite à développer, dans la lumière de la raison et de l’espérance. J’espère que mon billet ne provoquera pas chez lui un nouveau « coup de sang », comme celui qu’il a ressenti en voyant le Christ sur la croix le regarder avec tendresse, sur son lit à Champsec. Comme l’échec cuisant de l’initiative pour un « Valais totalement laïciste » l’a démontré à l’envi, les Valaisans restent attachés à une expression de la tradition chrétienne dans la vie publique. C’est parce que les deux Églises évangélique et catholique sont reconnues de « droit public » par la Constitution de notre canton, du fait de leur contribution passée et actuelle à la société valaisanne, que les chambres d’hôpitaux et les salles de classes, comme les villages et quartiers, les alpages et les sommets des montagnes comportent le symbole central de la foi, marquante pour notre histoire et notre culture. Si tel ne pouvait plus être le cas, il faudrait aussi raser les églises et supprimer la croix du drapeau helvétique. Les « libres penseurs » sont libres de leurs convictions, bien évidemment, mais ils ne peuvent gommer l’histoire, qui marque le présent. Et comme le dit l’article, rien n’empêche les personnes qu’un crucifix gênerait de demander à le décrocher, sans nécessairement l’emporter chez elles…

Abbé François-Xavier Amherdt
Professeur de théologie à l’Université de Fribourg

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