FC Sion
 11.09.2017, 20:21  

Stéphane Grichting: "Les changements continuels du FC Sion sur le terrain donnent une impression de bricolage"

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Christian Zock, l'une des nouvelles recrues du FC Sion, fait trébucher Jeffren.

 11.09.2017, 20:21   Stéphane Grichting: "Les changements continuels du FC Sion sur le terrain donnent une impression de bricolage"

Football - Battu par Grasshopper dimanche, le FC Sion change une nouvelle fois de système en cours de match. Ces modifications continuelles ressemblent à "du bricolage" pour l'ancien international valaisan.

Le FC Sion possède la troisième défense de Super Ligue. Seul Young Boys et Zurich, tous deux au sommet de la hiérarchie provisoire dans cet ordre, ont concédé moins de buts que la formation valaisanne depuis le début de saison. Avec neuf ballons terminés au fond de ses filets, elle partage la même efficacité défensive que Bâle, Lucerne et Lugano. Le terrain renvoie une image plus trouble. Dimanche, contre Grasshopper à Zurich, les faiblesses défensives condamnent le visiteur à son troisième revers de l’exercice alors qu’il s’était imposé lors des deux premières journées à Thoune et à Lausanne sans encaisser le moindre but. «Sion avait eu beaucoup de réussite avec un excellent Mitryushkin, commente Stéphane Grichting. Après deux mois de championnat, le manque de certitudes se fait sentir. On ne sent pas de montée en puissance. Les changements continuels de système font plus penser à du bricolage qu’à la construction de bases solides. Ceci dit, les problèmes défensifs de Sion en concernent pas que les arrières. Le comportement de toute l’équipe est engagé.» Comme contre Bâle quinze jours auparavant, Sion change d’alignement défensif en cours de match face à GC.

En quête d’un patron

Sur la pelouse zurichoise, Paolo Tramezzani présente une paire centrale inédite composée d’Elsad Zverotic et de Burim Kukeli. «Tu ne t’improvises pas défenseur central malgré tout le respect que j’ai pour Kukeli. Le dépannage peut fonctionner sur un ou deux matchs, pas sur la durée. Cela fait deux ans que Sion joue sans un défenseur central de métier. Reto Ziegler a occupé le poste après avoir abandonné sa place dans le couloir gauche. Son expérience lui a permis de bien gérer la situation. Tu y parviens en championnat de Suisse, ça devient plus ardu contre des attaquants de niveau supérieur. Vu de l’extérieur du groupe, on a l’impression qu’il faudrait un gars capable de pousser une gueulante et de le stabiliser. Cümart ou Bamert sont de bons joueurs avec un fort potentiel, mais ils sont orphelins d’un patron.»

Les craintes d'Olivier Biaggi

Olivier Biaggi est aussi un spectateur attentif de la performance sédunoise. «Zverotic passe à travers sur ce match, commente l’ancien défenseur de l’équipe sédunoise. On sent le manque d’automatismes. GC a parfaitement exploité les faiblesses de Sion dans l’axe, que ce soit au milieu ou en défense.» L’équipe valaisanne a disputé son cinquième match à l’extérieur sur sept rencontres. «La question n’est pas de savoir s’il faut jouer à trois ou à quatre derrière, motive l’ancien défenseur du onze sédunois. Avec des éléments de qualité, les deux sont possibles. Il faut d’abord bosser avant de savoir s’il faut aller chercher quelqu’un. Le mercato se termine à peine. Par rapport aux nombreux changements dans le contingent, je m’attendais à voir une équipe encore plus en difficulté. Elle doit digérer cette transition. Paolo Tramezzani a mis en place un groupe compétitif à Lugano, il peut le faire à Sion. Il est prématuré pour tirer la sonnette d’alarme.» Avec un déplacement à Lugano dans huit jours après le week-end consacré à la coupe, puis la réception à Tourbillon de Young Boys et de Lausanne, Sion n’a pourtant plus de temps à perdre.

Christian Constantin: "J'attends plus de mon encadrement technique."

Christian Constantin vit un retour de vacances difficile. «J’attends plus de mon encadrement technique, clairement et j’en exigerai plus, lâche le président du FCSion au lendemain du revers concédé contre Grasshopper. Nous prenons deux points en cinq matchs alors que je m’attendais à ce qu’il marque son territoire. Il doit mettre en place les choses avant la série de trois matchs en sept jours qui nous attend apès la coupe. Maintenant, n’interprétez pas ce que je dis. Paolo Tramezzani n’est pas en danger. C’est un travailleur. Le boulot se fait. Il faut mettre de la vie et de l’organisation dans le jeu.»  Le dialogue, continu entre les deux hommes depuis le début de saison, sera plus animé cette semaine.  «La gestion de la problématique de jeu  pour le match de GCm’a déçu. On bouscule une organisation qui avait été intéressante lors de la deuxième mi-temps contre Bâle. Nous avons fait des points en phase de construction et nous en faisons moins depuis que le contingent est plus riche. Il faut stabiliser maintenant.  C’est miraculeux d’être à six points du premier dans ces conditions. Le championnat n’est pas encore vraiment lancé. Ne le laissons pas filer sans nous.»


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